dimanche 24 août 2008

Psycho Killer

I would like to show people good movies, in my head...
Une situation intéressante pour David Byrne : l'auto-interview, c'est comme l'arroseur arrosé, de l'onanisme autobiographique. David Byrne a sculpté sa tête et modelé son corps; comme Giacometti il l'a réduite pour lui donner plus d'existence. En face de lui des personnages qu'il incarne, c'est la mise en scène du Deus ex-machina, le jeu de l'artiste tout puissant... Succèdent donc autant de questions que de journalistes. Eux-mêmes sont de supposés personnages de la real life. Byrne se travestit pour être tous, il se donne en pature à une audience massive, superposition d'un public de reality-show (le papi qui s'endort, la ménagère de moins de 50 ans...) et de ceux qu'il imagine être ses spectateurs peut-être. Any psycho killer?

Et nous voilà donc dans la tête de l'artiste sans même que nous ne nous en soyons rendu compte, dans la projection de fantasmes qu'il déjoue automatiquement : "son" public, l'auto-explicitation de son oeuvre - rendue incompréhensible - music and performance doesn't make any sense...

Sugartones around me baby, Byrne est un génie.
http://uk.youtube.com/watch?v=BG2NL72DhqA&NR=1
http://journal.davidbyrne.com/